Ovoïde
Vue d’exposition, oeuvre de Pascale Corbeil et installation insitu de Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 
Ovoïde
vue d’exposition, oeuvre en premier plan de Pascale Corbeil,  suivi des oeuvres de Cinthya Chalifoux et Wendy-Alexina Vancol
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux
Ovoïde
Vue d’exposition, oeuvres: Wendy-Alexina Vancol et Pascale Corbeil
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux

Ovoïde
Vue d’exposition, oeuvres: Pascale Corbeil et Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Chris Mackenzie 

Ovoïde
Vue d’exposition, oeuvres:  Pascale Corbeil et Cinthya Chalifoux 
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
Oeuvre de Pascale Corbeil
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Chris Mackenzie 

Ovoïde
Vue d’exposition, Muse en Bouche de Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
oeuvre de Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
Vue d’exposition, oeuvre de Wendy-Alexina Vancol et installation insitu de Vancol et Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
Oeuvre de Cinthya Chalifoux
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
Oeuvre de Wendy-Alexina Vancol
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
Oeuvres de Pascale Corbeil
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Cinthya Chalifoux 

Ovoïde
oeuvre de Pascale Corbeil
présentée à la galerie Fais-moi l’art
Crédit Photo Chris Mackenzie 

Ovoïde, une forme qui porte et qui se fait porter. Un paradoxe qui alimente les conversations, les opinions, les lois. Mais qui la porte? Cela vous rappelle peut-être quelque chose. Une chose! Un être devrait-on dire: La femme, une femme, des femmes. Qu’elles portent concrètement ou métaphoriquement, leur vaisseau est piraté, commercialisé, dominé, convoité. Une aubaine servie sur un plateau d’argent (une contrefaçon) dans une société appauvrie par la surconsommation des uns par les autres. Pondre son savoir, ses entrailles, ses joies, ses espoirs. Pondre son quotidien, ses douleurs, ses souvenirs, son inconscience. Pondre sous probation. Être muse. Mais qui la crée? Pondre ses pensées, son patrimoine, sa vulnérabilité, sa force. Un craquement: une délivrance ou une offrande? Être sans savoir dans quelle recette on va finir. Être consommé. Mais être rémanence. L’épistémè même de l(‘a  m)œuf.

Ovoïde est constitué d’œuvres de trois artistes qui manient force, psyché et douceur sous un ton parfois léger, parfois sympathique, parfois symbolique, mais jamais sans oublier ce non-dit qui leurre la quotidienneté. L’approche de Wendy-Alexina Vancol dépeint l’individualité au cœur du nid sociétal et familial dans toute sa marginalisation en y faisant ressortir les présences qu’on ne voit plus.  Pascale Corbeil illustre non seulement les traces qu’autrui on sur l’inconscient, mais aussi les plus personnelles qui revivent momentanément dans la platitude des heures passagères sous forme de souvenirs. Cette psyché, qui domine les idéologies influençant maints comportements qui constituent les normes sociétales et institutionnelles, est abordée par Cinthya Chalifoux de façon subversive pour en soustraire l’essence même du subconscient conformiste. Cette normalisation intrinsèque en devient la muse de ces artistes. Séduisant, aguichant le confort. Mais pour qui? Ovoïde, c’est l’allégorie de ce qui nous porte et qu’on porte sans même en connaître l’origine. C’est une banalité formalisée, une familiarité imposée, c’est l’étreinte sociale avec la forme de l’être.

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Ovoid, a form that carries and is carried. A paradox that fuels conversations, opinions, laws. But who carries it? Perhaps this reminds you of something. A thing! A being, one should say: The woman, a woman: women. Whether they carry concretely or metaphorically, their vessel is pirated, commercialized, dominated, coveted. A godsend served on a silver platter (a counterfeit) in a society impoverished by the overconsumption of some by the others. To lay one's knowledge, one's entrails, one's joys, one's hopes. To lay one's daily life, one's pains, one's memories, one's unconsciousness. To lay under probation. To be a muse. But who creates it? To lay one's thoughts, one's heritage, one's vulnerability, one's strength. A crack: a deliverance or an offering? To be without knowing what recipe one will end up in. To be consumed. But to be a remanence. The sole episteme of the chick.

Ovoid is formed of works by three artists who wield strength, psyche, and gentleness in a tone that is sometimes light, sometimes sympathetic, sometimes symbolic, but never without forgetting the unspoken thing that deludes everyday life. Wendy-Alexina Vancol's approach depicts individuality at the heart of the societal and family nest in all its marginalization by highlighting the presences that we no longer see. Pascale Corbeil illustrates not only the traces that others have on the unconscious, but also the most personal ones that momentarily relive in the planeness of passing hours as memories. This psyche, which dominates the ideologies influencing many behaviors that constitute societal and institutional norms, is addressed by Cinthya Chalifoux in a subversive way to extract the very essence of the conformist subconscious. This intrinsic normalization becomes the muse of these artists. Seductive, enticing comfort. But for whom? Ovoid is the allegory of what carries us and what we carry without even knowing its origin. It is a formalized banality, an imposed familiarity, it is the social embrace with the form of the self.




Genèse d’Ovoïde

L’exposition Ovoïde émerge d’une multitude de conversations entre les artistes Wendy-Alexina Vancol, Pascale Corbeil, Cinthya Chalifoux, et la commissaire Doune Patricia Thèbe. Lorsque le thème de la biennale de Post-Invisibles fit annoncer, soit « Ce que je porte », un lien conductif fort s’est créé pour aligner nos recherches sous un même toit. L’initiative de la commissaire fit de cartographier toutes ces conversations pour aligner les aspects connexes de l’ensemble des pratiques artistiques et s’assurer que le développement créatif soit harmonieux et enrichissant pour tous. L’approche curatoriale de l’exposition se situe entre l’exposition traditionnelle et un happening, ce dernier influence une approche subversive priorisant l’authenticité des œuvres ainsi que l’expérience éphémère du public. En fait, l’exposition est une présence en soi, ce n’est pas qu’un simple thème regroupant un corpus d’œuvres, c’est une contextualisation, non aseptisée des normes institutionnelles, regroupant maintes recherches et des corpus en cours de création. Bien que le happeningsoit subversif, l’intention initiale derrière ce projet est l’authenticité artistique collaborative entre vision curatoriale, recherches artistiques, modes de création, influence synesthétique ainsi qu’explorer différent mode de communication entre artistes et publique, le tout influencé par l’idée
 du Gesamtkunstwerk.


       
         
                                                                                                                                                                        
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